Nous sommes arrivés vers 13 H dans cette vallée enchanteresse : le Vall de Cardos. Tout est différent ici. Il se dégage une ambiance de sérénité. La vie prend son cours normal. Plus de stress.
Après être passés dans une épicerie pour y acheter quelques victuailles nécessaires à notre survie des premières heures, nous nous enregistrons à l'hotel où nous dormirons une nuit avant de prendre possession du lieu de notre gîte... Dans cet hotel, on délivre aussi les cartes de pêche à la journée. J'avais appelé Marc Van de Vliet la veille pour lui demander de laisser nos licenses de pêche à la réception de l'hotel. Banco, nous voilà partis vers la centrale électrique de Tavascan...
On s'équipe et on se fait une première frayeur quand Clément descend dans le lit de la rivière. En voyant ses feutrines blanches de ses chaussures s'activer dans l'eau, je comprends vite qu'il n'a plus pied et qu'il était pressé de prendre la température de l'eau...
Au terme de mon quatrième posé... Gobage, mais raté.
Quelques minutes plus tard, je prends une première toute petite truitelle qui se décrochera après que nous ayons pu la voir... Tant mieux. Elle a retrouvé son élément et nous fûmes contents pour la belle. Qu'elle grandisse, pardi !
Clément, quant à lui, se permettra le luxe de faire monter la même truite trois fois sur le même poste. Sans succès !
Mais Clément se reprend. Il nous fait deux truites coup sur coup. La première a de la tenue : +/- 25 cm. Et il en rate d'autres...
J'enchaîne avec une truite de plus de 30 Cm. Elle est belle la gaillarde ! Clément et moi l'avons vu monter sur cette fameuse mouche parachute imitant la mouche des Pyrénées. Elle est montée doucement du fond, s'est positionnée sous la mouche avant s'en saisir. Ces moments sont magiques, éternels. Je garderai longtemps cette image dans ma mémoire...
En progressant dans la rivière, Clément et moi prendrons tour à tour quelques truites. Au terme de ces deux premières heures de pêche, nous avons pris chacun 7 truites.
Encore un bel instant qui mérite d'être consigné dans ces quelques lignes. Je montre un papillon qui vient de s'échouer à la surface de l'eau et je lui dis que je ne lui donne pas cher de sa peau. Clément le repère. C'est à cet instant qu'une truite s'empare de cet insecte à la vie tant éphémère...
J'ai eu une pensée pour notre ami Fonfon. Et oui, en m'emparant de mon épuisette, je pensais d'abord qu'un des aimants du clip était tombé à l'eau. Après vérification dans la chambre d'hôtel, j'ai constaté que les deux aimants étaient toujours là. Simplement pas à la bonne place. Je me suis rappelé la maxime de Fred qui disait : « Maintenant, j'ai toujours un tube de super glue dans mon gilet ». Moi aussi ! J'ai pu réparer le clip de mon épuisette.
Je tourne la tête vers la gauche et savez-vous qui dort déjà ? Clément...
Sur la route, nous avons croisé notre guide accompagné d'un de ses clients. On s'est salué et fixé rendez-vous dans la soirée de dimanche pour discuter de la suite des opérations...
Notre séjour s'est bien installé.
Cordialement,
JY




